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mardi 12 avril 2011

Muhammed Ali après sa défaite contre Norton en mars 1973

« Moi je reste là et je regarde Belinda, et je me rends compte que quand un boxeur est battu, tous ceux qui croient en lui sont battus du même coup – sa famille, ses amis, ses enfants, les gens qui l'acclament, qui lui donnent leur amour, leur espoir, leur orgueil. Quant à moi, je sais qu'aucun boxeur ne peut survivre s'il les laisse aller à s'attendrir sur son sort après une défaite (…) il faut que je me relève et que je remette ça, quelque humiliante que soit la défaite  – » Muhammed Ali  après sa défaite contre  Norton en mars 1973

Klitschko-Haye : le choc se finalise

Klitschko-Haye : le choc se finalise

Le choc Vladimir Klitschko/David Haye aura lieu le 25 juin ou le 2 juillet dans un des sept pays intéressés pour accueillir la rencontre.
David Haye affrontera Vladimir Klitschko le 25 juin ou le 2 juillet pour la réunification des titres WBA, WBO et IBF des lourds.(EQ)
David Haye affrontera Vladimir Klitschko le 25 juin ou le 2 juillet pour la réunification des titres WBA, WBO et IBF des lourds.(EQ)
Les termes du choc Vladimir Klitschko/David Haye se précisent. Le combat aura lieu le 25 juin ou le 2 juillet. L'Ukrainien et le Britannique s'affronteront pour la réunification des titres WBA, WBO et IBF des lourds. Le site reste encore à définir, mais sept pays se sont portés candidats, a indiqué l'entourage de Klitschko au quotidien Die Welt à paraître mercredi. «Les contrats sont finalisés. Ils permettent théoriquement que Vitali puisse aussi affronter Haye, mais les deux frères se sont mis d'accord», a expliqué Bernd Bönte, le manageur des frères Klitschko.

L'Allemagne avec les stades de football de Schalke 04, Francfort et Düsseldorf, la Russie, les Emirats arabes unis, Monaco, la Suisse, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis sont intéressés pour organiser ce combat très attendu entre les deux meilleurs lourds en activité, qui nourrissent l'un envers l'autre une antipathie certaine. Haye, champion WBA des lourds (25 victoires, dont 23 par KO, pour une défaite), a multiplié les provocations à l'égard des frères ukrainiens. Vladimir, le cadet, détient les titres WBO et IBF de la catégorie-reine et affiche à son palmarès 55 victoires, dont 49 par KO, en 58 combats. Quant à Vitali, l'aîné (42 victoire, deux défaites), il remettra son titre WBC en jeu à 40 ans contre le Polonais Tomasz Adamek (44 victoires, une défaite) le 10 septembre en Pologne. - Rédaction avec AFP

lundi 11 avril 2011

BOXE: RECLOUX RESTE CHAMPION DE BELGIQUE

BOXE: RECLOUX RESTE CHAMPION DE BELGIQUE

<P><LEGENDE>Lara Binet et Michael Recloux au boxing club G.m.g. M.K.</LEGENDE> </P>
Lara Binet et Michael Recloux au boxing club G.m.g. M.K.
n.c.
Le Cherattois Michaël Recloux a conservé sans trop de difficultés son titre de champion de Belgique des poids moyens en battant aux points le rusé Flandrien, Mike Algoet, samedi soir à Loncin à l’issue de 10 rounds émaillés de beaucoup trop d’accrochages.
L’autre combat de la soirée a opposé Steve Jamoye, le frère de Stéphane, au Flandrien Wesley Hertoghe. Steve est resté invaincu et a remporté aux points son 5e combat qui le mènera au championnat de la Ligue francophone le 17 juin à Visé. “ Je suis content car j’ai livré un beau combat. J’avais le souffle avec 4 rounds à fond mais au 5e round, j’ai à nouveau souffert à ma main, comme à Herstal. Je devrai me faire examiner ”, avouait Steve. Hertoghe n’a pas eu droit au chapitre. Il a encaissé, a été compté au 3e round et sauvé par le gong au 4e.

MBaye face à Hatton



MBaye face à Hatton

Souleymane MBaye (35 ans, 39 victoires, 3 défaites, 1 nul) connaît désormais son adversaire pour la première défense de son titre WBA des welters. Actuellement champion par intérim - il devrait être désigné champion à part entière bientôt - le Levalloisien affrontera l'Anglais Matthew Hatton (29 ans, 41 victoires, 2 nuls, 5 défaites). Il s'agit du frère cadet de Ricky, ex-champion du monde des super-légers. «Je suis en négociations avec Hatton Promotion, précise Cyril Seror, le président du club de Levallois, ce lundi dans L'Equipe.D'ici fin avril, je saurai si le combat a lieu en Angleterre ou à Levallois cet été.»

KHAN VS MCCLOSKEY

KHAN DEVRA ETRE MEFIANT
La catégorie des poids super-légers regorge de talents, depuis quelque temps les confrontations issues de cette division figurent parmi les meilleurs combats toutes catégories qu'il nous soit possible de voir. L'affrontement Maidana contre Ortiz avait donné lieu à six dantesques reprises en 2009, le même Maidana livrant encore un fabuleux duel contre l'anglais Amir Khan l'année passée. Peut-on imaginer que le combat pour le titre WBA, entre le tenant Amir Khan (24-1, 17 KO), et l'irlandais Paul McCloskey (22-0, 12 KO), prévu samedi soir à la MEN Arena de Manchester, atteigne de semblables sommets?
Tout sépare les deux hommes, Khan, 24 ans, est programmé depuis son plus jeune age pour devenir une star de la boxe, il fait régulièrement la une de tous les journaux britanniques et les tabloïds anglais, très prisés outre-manche font réguliérement leurs choux gras du moindre de ses faits et gestes. A l'inverse McCloskey, bientôt 32 ans, n'a acquis une certaine notorieté que sur le tard. Pourtant c'est un redoutable adversaire que cet irlandais du nord qui va se présenter devant le n°1 ou 2 mondial des poids super-légers.
Amir khan s'est révélé au monde de la boxe en 2004 lors des jeux olympiques d'Athénes, à seulement 17 ans il était alors devenu la fierté du sport britannique tout entier qui connaissait une terrible bérézina lors de ces jeux dans la capitale grecque. Le jeune Khan réussissait à atteindre la finale des moins de 60 kgs, ne s'inclinant que contre le triple champion du Monde et double champion olympique, le légendaire cubain Mario Kindelan, contre qui d'ailleurs il prit sqa revanche quelques mois plus tard avant de passer professionnel. Khan sait tout faire sur un ring, moins artiste qu'un Hamed il n'en est pas moins d'une élégance rare. Doté d'un exceptionnel coup d'oeil, le jeune anglais cherche souvent la distance avec son jab pour placer sa fulgurante droite, aussi à l'aise pour boxer défensivement qu'offensivement il est difficile à prendre en défaut. Très à l'aise quand il lui faut boxer "sur les jambes", Khan est devenu au fil des combats un boxeur très complet; même si ce n'est par un puncheur, la précision de ses frappes en fait un frappeur relativement efficace. Il n'a connu à ce jour qu'une désillusion devant Prescott que nous pouvons définitivement qualifier d'accident de parcours tant il a depuis démontré des gages de sa valeur retrouvée. Khan a décroché le titre contre Kotelnik, un homme difficile à manoeuvrer, en lui donnant une véritable leçon de maitrise technique et l'a ensuite défendu trois fois avec autorité. Une incertitude demeure toutefois quant à ses dispositions d'encaisseur, même si depuis qu'il est passé dans le camp d'entraînement de Freddie Roach avec Manny Pacquiao comme partenaire de luxe, il s'est endurci et forgé un physique à la hauteur de sont talent pugilistique.
Paul McCloskey dont la réputation amateur n'a jamais dépassé les frontières de son Ulster natal, a vu sa carrière professionnelle prendre réellement son envol lors d'une année 2008 où il donne enfin la pleine mesure de son talent. Jusque là rien de bien affriolant, même s’il demeure invaincu McCloskey n’a pas le petit truc en plus qui fait d’un bon boxeur une valeur sure. La rencontre contre le mexicain César Bazan est décisive, ce dernier est un ancien champion WBC des poids légers et a rencontré les meilleurs, l’irlandais n’en aura cure et donnera un récital devant l’expérimenté mexicain. Armé d’un mental à toute épreuve et enfin conscient de ses possibilités il détruit Colin Lynes l’ancien champion d’Europe pour le titre britannique. McCloskey a depuis conquis le titre continental des poids super-légers et l’a conservé deux fois avant la limite. Le boxeur du Londonderry est un gaucher dur au mal, il boxe la garde basse, le poing droit en avant ; très rapide des deux mains il procède essentiellement en crochets et excelle dans l’art de donner l’uppercut. Moins facile techniquement que Khan, McCloskey peut aussi être très mobile quand le besoin s’en fait sentir. Sa frappe à défaut d’être ultra puissante, est séche, comme l’italien Lauri mis KO sur un coup a pu s’en rendre compte.
Encore une fois nos heureux voisins anglais vont avoir un combat de premier plan sur leur sol, le derby britannique déchaîne les passions et les bookmakers se régalent en se remplissant les poches. La logique voudrait que Khan, plus jeune, plus talentueux l’emporte facilement, l’anglais d’origine pakistanaise est sur la voie royale. En cas de victoire, il pourrait rencontrer l’américain Thimoty Braddley champion WBC/WBO, dans ce qui serait le véritable championnat du Monde des poids super-légers et surtout l’un des plus excitants combats pouvant être mis sur pied aujourd’hui, toutes catégories confondues. Avant ces perspectives d’avenir plus que réjouissantes pour Khan, il faudra venir à bout de ce damné irlandais et quelque chose nous dit que ce ne sera pas une partie de plaisir pour l’idole du Lancashire.

dimanche 10 avril 2011

DAVID N’EST PAS UN SURHOMME YVON MICHEL


DAVID N’EST PAS UN SURHOMME

YVON MICHEL
SAMEDI 09 AVRIL 2011
RDS.CA
David Lemieux sortira grandi de sa première défaite, croit Yvon Michel. (Photo : Vincent Ethier)
David Lemieux sortira grandi de sa première défaite, croit Yvon Michel. (Photo : Vincent Ethier)

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Le résumé de la soirée : Jean-Luc Legendre | Francis Paquin
Yvon Michel
Ça fait longtemps que j’œuvre dans le milieu de la boxe. Des grandes joies, j’en ai connues. Des déceptions, aussi. L’important, c’est de faire attention pour ne pas être trop en extase dans les triomphes et trop découragé dans les défaites.

S’il y a une chose que j’ai apprise après toutes ces années, c’est que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. C’est exactement ce que doit se dire David Lemieux au lendemain de sa défaite face à Marco Antonio Rubio. 

Cette situation, je l’ai vécue avec Stéphane Ouellet, avec Éric Lucas et avec Jean Pascal. Dans la majorité des cas, on a réussi à retomber sur nos pieds et à se rendre encore plus loin qu’où on était allé la première fois. Lucas a perdu par K.-O. au onzième round contre Glenn Catley et un an plus tard, il lui a servi la même médecine au septième pour devenir champion du monde. 

Manny Pacquiao, la plus grande vedette mondiale de la boxe à l’heure actuelle, s’est fait passer le K.-O. au début de sa carrière. Même chose pour Sergio Martinez, qui avait frappé un mur contre Antonio Margarito. Dans un autre sport, on pourrait aussi donner l’exemple de Georges St-Pierre. 

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Ce sont des choses qui arrivent. On ne le souhaite jamais, mais parfois, c’est nécessaire pour passer à l’autre niveau et les athlètes brillants réussissent à tirer le meilleur parti de ces mauvaises expériences et à remonter à la surface. 

David est allé à l’hôpital ce matin pour passer des radiographies. L’enflure au niveau de sa joue droite s’est déjà résorbée considérablement et je peux vous dire que seul son égo a été touché. Il a eu un bon débriefing avec son équipe, on en aura un ensemble la semaine prochaine. Sa plus grande inquiétude, présentement, est de savoir quand il aura la chance de remonter dans le ring. 

David est extrêmement déçu. Déçu d’avoir perdu, c’est sûr, mais surtout d’avoir l’impression d’avoir laissé tomber tout le monde autour de lui. Mais c’est un bon kid, il est intelligent et il s’en remettra. Russ Anber me disait ce matin qu’une défaite comme celle-là, ça ouvre les oreilles davantage. Il croit qu’à l’avenir, David sera encore plus ouvert à comprendre les choses.

Savoir quand attaquer, savoir quand se retenir

Je sais que plusieurs amateurs de boxe étaient sceptiques quant aux chances de Rubio de venir créer une surprise à Montréal, mais chez GYM, on savait que c’était un passage dangereux dans la carrière de David. Rubio n’était pas un adversaire qui avait été choisi, il nous avait été imposé. On était convaincu que David avait ce qu’il fallait pour gagner, mais ce n’est pas arrivé. 

Je sais que la stratégie que son entraîneur avait planifiée était d’y aller en combinaisons et de gagner les rounds un par un. On savait que Rubio était solide et qu’il voudrait faire traîner le combat en longueur. Mais souvent, on prend les défauts de nos qualités. David a peut-être fait l’erreur de penser que la force de frappe était une stratégie alors qu’il s’agit plutôt d’un outil, au même titre que la vitesse ou qu’une bonne défensive. C’est un outil important, mais tu dois pouvoir compter sur tes autres attributs. 

Sincèrement, j’ai commencé à m’inquiéter du sort de David à partir de la fin du troisième round. Oui, David était spectaculaire, mais il n’ébranlait pas Rubio. Ce dernier était en contrôle de ce qui se passait sur le ring. 

Après trois rounds, je me suis dit « Wow, il ne lui fait pas mal! ». David n’affaiblissait pas Rubio à chacune de ses charges et j’ai réalisé que si le combat s’étirait et que le niveau d’énergie de David commençait à baisser, les choses pouvaient mal tourner. 

Si David avait eu plus de maturité, il serait lui aussi arrivé à ce constat et aurait pu s’ajuster. Il dominait Rubio mais dans le fond, le Mexicain lui donnait les premiers rounds. Il ne voulait pas faire la guerre. C’était évident qu’il était extrêmement concentré sur sa défensive. Il comprenait ce que David faisait et il anticipait tous ses gestes. 

Rubio compte 43 victoires par K.-O. à son palmarès. En conférence de presse après sa victoire, il racontait comment lui aussi, quand il était jeune, il aimait terminer ses combats au deuxième ou au troisième round. Mais il a réalisé par la suite qu’un combat de boxe, c’est 12 rounds et que l’important, c’est d’en gagner sept. 

Ce que David doit retenir de tout ça, c’est que tu peux te porter sans retenue en offensive quand tu vois que tu as déjà ébranlé ton adversaire, mais pas quand il est encore en pleine forme. Dans ses combats précédents, David ébranlait ses adversaires même en leur frappant dans les gants. Ce n’était pas le cas avec Rubio. 

David et Russ ont fait face à la musique

David vivait toutes sortes d’émotions dans les minutes suivants son échec, mais dans le vestiaire, jamais le ton n’a monté. 

Quand ton poulain vient d’encaisser un pareil choc, ce n’est pas l’heure des reproches, ce n’est pas le temps de chercher à comprendre. C’est le temps de le consoler, de mettre les choses en perspective et de le préparer pour la conférence de presse. 

David était démonté. Il s’est mis une serviette sur la tête, s’est penché et il pleurait. Il ne voulait pas aller rencontrer les gens de la presse, mais on lui a fait comprendre qu’il était un professionnel et qu’il devait s’y plier dans les bons moments comme dans les plus difficiles. 

On lui a dit qu’il n’avait pas besoin de raconter des histoires, mais plutôt de simplement dire ce qu’il pensait, comment il vivait ce moment. Personne n’allait le juger, sauf s’il décidait de ne pas faire face à ses responsabilités. 

David a fait ça comme un vrai. Il n’a pas essayé de chercher d’excuses. Rubio avait été meilleur que lui, il avait la meilleure stratégie et il l'avait battu dans les règles de l’art, point final. 

David n’est pas un surhomme. Il est un être humain et tous les êtres humains ont, à un moment dans leur vie, des passages difficiles. Il faut réussir à passer à travers. 

À côté de David, il y avait Russ Anber. Sa soirée à lui non plus ne s’est pas déroulée comme il l’avait prévu et il devait s’attendre à recevoir beaucoup de critiques pour avoir lancé la serviette alors que David était encore debout. 

Aucun doute dans mon esprit, Russ a pris la bonne décision. Comme entraîneur, tu as deux fonctions importantes. La première, c’est de bien diriger ton gars vers la victoire et l’autre, c’est de bien le protéger contre lui-même quand ça va mal. 

C’est ce que Russ a fait. Il a arrêté le combat au moment où David était encore sur ses jambes. Il bougeait encore, mais il ne se plaçait pas dans une position pour empêcher l’autre de le frapper. Il était vulnérable et s’il y a une chose que tu ne veux pas, c’est de voir un gars terminer un combat complètement étendu sur le ring.

Les gens de HBO ne veulent pas qu’on les oublie

Je vous en avais parlé précédemment, on avait déjà des offres importantes pour des contrats avec des gros joueurs comme HBO. Évidemment, ce qui s’est passé hier n’est pas un pas vers l’avant, mais c’est bien mieux que ça arrive maintenant, ici et de cette façon, que lors d’un premier gros combat à Las Vegas ou encore à 26 ou 27 ans, quand David pourrait avoir pris de mauvaises habitudes trop difficiles à changer. 

D’ailleurs, permettez-moi de partager avec vous un courriel que m’a envoyé ce matin Kerry Davis, le vice-président exécutif à la programmation de HBO. 

Cher Yvon,

Je voulais m’assurer que tu saches que notre intérêt pour David est toujours bien présent. Il est un boxeur très excitant pour la télévision. Avec un peu plus d’expérience, il bat Rubio n’importe quand. Il s’agit simplement d’un petit détour dans son parcours. Offre-lui s’il-vous-plaît mes meilleurs vœux. 

Kerry


Les gens de HBO connaissent très bien le milieu de la boxe et savent que ce genre de chose peut arriver et que ce n’est pas la fin du monde. 

Adonis Stevenson a lancé un message important

La soirée d’hier était parfaite jusqu’au cinquième round de David. On avait sur le ring beaucoup, beaucoup de talent avec les Stevenson, Rivas, Alvarez, Bence, Usmanee et Asselstine. Je dirais qu’à part Bence, ils ont tous eu des adversaires assez coriaces qui les ont forcés à travailler fort. 

Ces athlètes seront tous des acteurs importants dans la suite de la série Rapides et Dangereux et ils seront intéressants à suivre.

Parlons un peu plus en détails d’Adonis Stevenson, qui peut à mon avis devenir une belle source d’inspiration pour David Lemieux. À sa sortie précédente, aux États-Unis, Stevenson s’était fait passer le K.-O. contre Darnell Boone, qui contrairement à Rubio, n’est qu’un faire-valoir. Un boxeur de qualité ne devrait pas perdre contre Darnell Boone. 

Par contre, Adonis est revenu contre un adversaire qui n’avait qu’une seule défaite, une décision relativement serrée contre un prospect américain, Marcus Johnson. Adonis a compris bien des choses, lui aussi, dans sa défaite contre Boone.

Il est revenu au Québec, il est retourné avec Howard Grant. Honnêtement, on n’était pas convaincu qu’on voulait le reprendre, mais il a été persistant. Il est venu nous voir, il nous a appelés. Il a réussi à nous convaincre de lui donner une autre chance, malgré le fait qu’il nous avait abandonné au moment où on l’avait amené parmi les meilleurs aspirants de sa division. 

On a décidé de lui donner une autre chance et je suis convaincu qu’on va se rendre jusqu’au bout avec lui dans la division des super-moyens. Hier, il a lancé un message important dans sa catégorie. 

Ken Hershman, de Showtime, m’a parlé de la possibilité de mettre sur pied un nouveau tournoi Super Six dans la division des super-moyens la dernière fois que je l’ai vu à Montréal. Quand il m’a dit ça, je me suis dit qu’on devait absolument trouver une façon de donner à Adonis Stevenson assez de notoriété pour qu’il soit un incontournable dans cet événement. 

Propos recueillis par Nicolas Landry.

FEGATILI : " JE VEUX GARDER MON TITRE ".

FEGATILI : " JE VEUX GARDER MON TITRE ".
Le jeune Belge Ermano Fegatilli (23-4, 5 KO) a réussi l'exploit de ce début d'année 2011. Contre toute attente et déjouant tous les pronostics il est allé conquérir le titre européen des poids super-plumes chez le tenant du titre; le dur anglais Stephen Foster. Ermano a réalisé à cette occasion une performance extraordinaire, certainement la meilleure de sa jeune carriére. NetBoxe a tenu à poser quelques questions à cet atypique boxeur qui est aussi correspondant pour la belgique de notre site.


NB: Comment es tu venu à la boxe? 
J’ai débuté la boxe à l’âge de 14 ans, mais je n’étais pas très sérieux quand j’ai commencé, comme tout le monde je préférais le foot. Après une saison, j’ai réellement adhéré aux valeurs de ce sport et j’en suis devenu accro; Je viens d’une famille de boxeur, j’ai côtoyé Jean-Marc Renard (grand boxeur belge des années 80) lorsque j’étais jeune car mon père était son ami et son sparring. Donc je crois que la boxe est simplement dans mes gênes. Mes premiers pas dans une salle de boxe sont issus d’une histoire assez amusante car j’ai toujours eu un gros nez (j’étais réellement prédisposé à ce sport ), et adolescent, j’en étais assez complexé. J’ai demandé à mon père si il pouvait me payer une chirurgie esthétique et lui m’a répondu de faire de la boxe et de dire que c’est à cause du sport que j’ai ce nez, voila l’anecdote qui m’a poussé à entrer dans une salle de boxe.

NB: Parles moi de ta carrière amateur… 
Ma carrière amateur est courte. Je n’ai que 29 combats (25 victoires-2 défaites-2 nuls). Nous sommes un petit pays en Belgique, et lorsque l’on pèse 52 kg (à l’époque), on n’a pas beaucoup d’adversaire. De plus, beaucoup de boxeurs professionnels comme Carmelo Ballone, Hassan Naji, Rachid Mokhtari aimaient bien venir mettre les gants avec moi. Je pouvais faire des 10 rounds avec eux à l’entrainement. J’ai immédiatement adopté un style pro et les 4 fois 2 minutes de la boxe amateur ne me convenaient pas. Donc après discussion avec mes entraineurs, on a décidé de passer Pro à 19-20 ans (enfin on nous appelle Elite en Belgique car nous ne sommes pas vraiment des professionnels) et ils m’ont demandé d’arrêter le foot si je voulais faire une bonne carrière, ce que j’ai fait.

NB: Quelle est ta vie en dehors de la boxe ? 
Ma vie est merveilleuse (rires), J’ai un master en économie de l’Université de Liège avec un Erasmus à Cambridge. Je travaille à temps plein depuis 2007 en tant que consultant en gestion de projet hospitalier. Je partage ma vie entre la Belgique et les Pays-Bas car ma compagne est originaire de là-bas. Voila en gros à quoi ressemble ma vie en dehors de la boxe. Mais la boxe y joue un très grand rôle dans mon développement personnel.

NB: Quels sont tes boxeurs préférés ? 
J’aime les boxeurs latino. J’aime la sobriété de Miguel Cotto ou d’Humberto Soto. J’adore le légendaire Chavez (du temps de la belle époque). J’ai regardé en boucle le combat Morales-Barrera I, c’est probablement mon combat préféré.

NB: Comment définis-tu ta boxe ? 
J’avais pour habitude de vouloir m’adapter aux boxeurs en directe sur le ring. En gros, je voulais être Le Général qui élabore la tactique mais mon Team m’a bien fait comprendre que j’étais en première ligne sur le ring, comme tout soldat, je me dois « simplement » d’appliquer la stratégie. Ce que j’ai fait lors de mon dernier combat et cela a fonctionné. J’ai des défaites que je regrette vraiment. Auparavant, je suis allé boxer Boschiero en Italie avec deux semaines d’entrainement ou lorsque j’étais à Cambridge et je suis revenu en Belgique pour boxer Garcia Escalona avec comme unique préparation de la course à pied. Je regrette ces défaites car je n’ai pas mis toutes les chances de mon côté. Et je pensais qu’accepter à tout va montrerait au gens que je suis courageux mais ce ne sont que des conneries, je n’ai rien à prouver et j’en suis conscient maintenant. Je boxe quand mes disponibilités me le permettent et c’est tout.

NB: Dans quel domaine estimes-tu avoir une marge de progression ? 
Franchement, dans tout. J’ai été blessé et opéré à l’épaule en 2010 et cela m’a permis d’ouvrir les yeux. J’allais faire un championnat d’Europe et je n’étais nulle part. J’ai repris tout à zéro, techniquement, tactiquement et physiquement. Ma marge de progression est énorme. Je ne vais, cependant, pas trop en dire si tu me le permets car j’affronte un boxeur Français en septembre.

NB : En Septembre, tu vas défendre ton titre contre Karim Chakim… 
Oui effectivement, Monsieur Teysseron, promoteur de Chakim, a fait une proposition à mon team et nous l’avons accepté. Karim et moi, nous nous connaissons, nous nous sommes affronté à deux reprises en 2006. Depuis lors, 5 années ont passé et nous avons tous les deux évolués. Ce combat sera une belle et je vous promets un combat magnifique.

NB : En cas de victoire contre Chakim, aimerais tu affronter d’autres Français, comme par exemple Frenois ? 
Tu parles de Guillaume, je suppose. Je n’ai pas encore mis les gants avec lui. Par contre, j’ai été le sparring de son frère Cyril. J’ai préparé mon championnat de l’Union-Européenne contre Di Vitis avec lui et cela avait été fructueux. Depuis lors, mon travail ne me permet plus malheureusement de me déplacer en France pour faire du sparring avec les frères Frenois-Thomas, mais pourquoi pas plus tard. Pour revenir à Guillaume, c’est un bon boxeur, parait-il. Ils s’entrainent régulièrement avec deux amis à moi, Stéphane Jamoye et Alex Miskirtchian. Selon eux, c’est le meilleur des frères. Nous avons déjà réfléchis avec mon team sur les choses à travailler si je venais à le rencontrer. Je ne vais pas en dire plus car cela risque d’arriver. Par ailleurs, nous avons également eu une proposition de défense volontaire pour le boxer au mois de juin que nous avons refusé pour plusieurs raisons, la première est que nous avions déjà signé avec Teysseron et la seconde est que le mois de juin est la période des budgets médicaux et des gros investissements à l’Hôpital Universitaire de Liège où je travaille. Cela n’aurait pas été une bonne période pour ma préparation. Enfin, last but not least, l’offre de Monsieur Teysseron est disons le aussi un peu plus lucrative.

NB: Comment se compose ton entourage ? 
Mon team est le GMG Promotion, installé à Cheratte (Liège) composé d’un manager Mirco Giuliani et de 4 entraineurs Sandro Menconi, Martin Jansen, Urbano Giuliani et Dimitrios Mavrodis. Ensemble, ils travaillent de façon complémentaire. C’est génial. Je pense que l’on se structure de mieux en mieux et que l’on « produit » de plus en plus de boxeurs de qualité. Je leur en suis très reconnaissant. Nous sommes une quinzaine de pro dans mon team et nous venons d’avoir encore récemment 5 nouveaux champions de Belgique amateur cette saison. Rien n’est négligé, tout est pensé et construit. Mon entourage est efficient et efficace, nous avons de l’avenir.

NB: Champion d'Europe, tu es maintenant classé mondialement par la WBC, la WBA et l'IBF... 
Oui cela me fait plaisir. Mais je reste les pieds sur terre. Je suis devenu champion de Belgique, puis de l’Union-Européenne et maintenant de l’Europe. L’étape Europe est très valorisante pour moi et mon rêve actuellement est de le rester. Avoir un titre c’est bien mais le garder c’est mieux. Le monde, c’est pour plus tard si dieu le veut. Je suis jeune, j’ai le temps.

NB: Quel est pour l’instant votre plus dur combat ? 
Je ne sais pas vraiment vous répondre car beaucoup de variables doivent être prises en compte. Mon combat contre Boschiero a été dur car je n’étais pas entrainé alors que je pense que Antonio Di Vitis ou Stephen Foster sont de meilleurs boxeurs mais j’étais nettement mieux préparé contre ces derniers. Votre champion Karim Chakim est un « morceau » également.

NB : Comment juges tu ton dernier combat avec le recul ? 
Nous avons analysé le combat avec mon team et cela nous a permis de voir tout le travail qu’il reste encore à faire. Mais je ne veux pas être trop dure avec moi-même, je pense avoir fait un bon combat. Un manque de concentration dans le 4ième et 5ième round mais sinon j’ai assez bien appliqué le plan que nous avions élaboré.

NB : Le fait que tu sois le seul Belge champion D’Europe, cela te donne pas une pression supplémentaire ? 
Ce n’est plus vrai maintenant car nous avons Delfine Persoon qui est devenue championne d’Europe des poids légers. De plus, je vais être très vite rejoins par Alex Miskirtchian en poids plume. Il s’est préparé sérieusement et j’ai confiance en lui. Pour Stéphane Jamoye, ce n’est qu’une question de temps avant qu’il le devienne. Il a 21 ans et une marge de progression énorme. La défaite subie au Mexique n’est qu’une petite erreur, il boxe trop souvent et ne s’accordait pas assez de repos entre. Maintenant, il en est conscient et il sera champion d’Europe la saison prochaine. Nous avons également Jean-Pierre Bauwens qui est réellement un espoir en poids légers. Je pense qu’il lui faudra un peu plus d’une saison pour acquérir un titre européen, mais pour lui aussi ce n’est qu’une question de temps. Donc comme vous voyez la boxe Belge se porte bien. Sans prétention, nous compterons 4 à 5 champions d’Europe la saison prochaine, promis.

NB : Quel sont tes plans désormais ? 
Je reprends l’entrainement la semaine prochaine car je me suis accordé un peu plus d’un mois de repos au niveau de la boxe. Nous allons continuer le travail que nous avons commencé depuis octobre dernier, c'est-à-dire m’apprendre à boxer.

NB : Que Penses tu de l’état de la boxe en Belgique ? 
Nous sommes un petit pays de 10 millions d’habitants. Nous avons beaucoup d’affiliés et beaucoup de bons boxeurs. Notre école de boxe est dynamique et compétente et croit moi elle a de l’avenir. Le seul problème avec la boxe en Belgique est que nous ne sommes pas suivi médiatiquement. Je suis par exemple tout à fait conscient que défendre mon titre européen se fera à chaque fois à l’étranger. Je ne me plains pas. A partir du moment où nous en sommes conscient, nous mettons tout en œuvre pour que cela joue en notre faveur.

NB : en tant que Belge, comment tu vois le monde de la boxe en France ? 
La France est un grand pays de la boxe. Elle a connu des hauts et des bas mais elle a toujours été une nation de la boxe, que ce soit en amateur ou en pro. Vous avez le savoir-faire avec d’excellents entraineurs et vous disposez d’un potentiel de recrutement des jeunes énormes. Vous disposez aussi d’un avantage compétitif par rapport à la Belgique, c’est que vous êtes suivi par les télévisions même si selon vous, ce n’est pas encore assez. La France compte actuellement des pointures mondiales telles que N'Dam N'Jikam, M’Baye, Chebah ou même encore Mormeck. Vous possédez aussi de « jeunes loups » qui font et feront parler d’eux telles que Marie Sainte, Vitu, Salingue ou Frenois (les deux frères). Vous n’avez pas à vous plaindre, je pense que vous devez être très fière des champions que vous possédez.

NB: Y-a-t-il autre chose que tu veuille ajouter ? 
Je remercie Netboxe bien sur. Je vous lis quotidiennement et j’aime lire les commentaires des spécialistes sur votre forum. Vous allez parler de moi alors que dans mon propre pays, rien n’est fait médiatiquement, excepté pour certains journaux locaux. Donc un tout grand merci.

samedi 9 avril 2011

LEMIEUX S'AVOUE VAINCU DEVANT RUBIO FRANCIS PAQUIN


LEMIEUX S'AVOUE VAINCU DEVANT RUBIO

RDS.CA
Marco Antonio Rubio a eu David Lemieux à l'usure, vendredi soir.  (Photos : Vincent Ethier)
Marco Antonio Rubio a eu David Lemieux à l'usure, vendredi soir. (Photos : Vincent Ethier)

Francis Paquin
MONTRÉAL - Marco Antonio Rubio n'avait peut-être l’air de rien, mais c’est néanmoins lui qui aura la chance de se battre en combat de championnat du monde.

À la surprise générale, David Lemieux a perdu son combat éliminatoire des poids moyens du WBC contre le Mexicain, après que son entraîneur Russ Anber eut jeté l’éponge à 2:36 du septième round, vendredi soir au Centre Bell, devant 4650 spectateurs en finale du quatrième et dernier gala de la série « Rapides et Dangereux » du Groupe Yvon Michel (GYM).

Lemieux (25-1) a ainsi subi une première défaite depuis le début de sa carrière, lui qui avait remporté 24 de ses 25 premiers duel avant la limite. Rubio (50-5-1, 43 K.-O.) devient quant à lui l’aspirant obligatoire au titre du WBC présentement détenu par l’Allemand Sebastian Zbik, qui le mettra cependant en jeu face au Mexicain Julio Cesar Chavez fils au mois de juin prochain.

Et dire que le Montréalais avait complètement dominé la première moitié de l’affrontement avant que le Mexicain ne prenne le contrôle du centre du ring au sixième assaut pour ne plus jamais regarder derrière par la suite. Lemieux a ensuite visité le tapis au milieu de la septième reprise et avant même d’avoir été en mesure de reprendre complètement ses esprits, Rubio a par la suite repris avec encore plus de vigueur là où il avait laissé, si bien que l’arbitre Marlon B. Wright a mis fin au carnage.

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« David était fâché après moi, mais c’était la seule décision à prendre », a expliqué Anber. « David est un guerrier et il aurait aimé continuer, sauf que je ne pouvais pas prendre un tel risque. Il n’est âgé que de 22 ans. »

« Je pensais pouvoir le finir, mais il a finalement eu le meilleur sur moi », a ajouté Lemieux. « Son expérience a fait la différence. Il a bien pris son temps et n’a eu aucun mal à identifier ma stratégie. »

Rubio a en effet encaissé toutes les frappes de son jeune adversaire sans jamais démontrer le moindre signe de faiblesse. Il a avoué que ses 55 combats et 239 rounds d’expérience l’avaient bien préparé à son face à face avec Lemieux.

« J’ai appris à ne jamais paniquer quoiqu’il arrive », a précisé le pugiliste originaire de Torreon. « Mais David n’a pas à s’inquiéter, il est promis à un très bel avenir. Tous les boxeurs sont passés par là. »

Avant de penser à son retour, Lemieux devra soigner ce qui a toutes les apparences d’une fracture de l’os orbital droit, mais surtout de comprendre les raisons de son échec.

« L’expérience acquise aujourd’hui ne s’achète pas », a déclaré le promoteur Yvon Michel. « Ça freine évidemment l’élan que nous avions, mais je suis convaincu que David reviendra en force. »

Stevenson réussit son retour

Adonis Stevenson en a mis plein la vue à son retour en sol québécois, vendredi soir au Centre Bell, en demi-finale du combat éliminatoire des poids moyens du WBC qui opposera David Lemieux à Marco Antonio Rubio.

Stevenson (14-1, 11 K.-O.) a passé le knock-out à Derek Edwards (25-2) à 1:48 du troisième round pour s’emparer de la ceinture des super-moyens de la NABA. Le Longueuillois devient ainsi l’un des 15 premiers aspirants au titre de la WBA.

Après avoir patiemment étudié son adversaire au premier assaut, Stevenson s’est rué sur ce dernier dès les premiers instants du deuxième. Il l’a d’abord envoyé Edwards une première fois au plancher grâce un crochet de gauche brillamment lancé en contre-attaque, puis l’a de nouveau fait visiter le tapis avant que la cloche ne se fasse entendre avec un direct de la gauche.


Stevenson a poursuivi son travail de démolition à la troisième reprise, larguant un puissant direct de la gauche au visage de son rival, qui n’a jamais été en mesure de s’en remettre.

Des débuts étincelants pour Bence

Le poids lourd Didier Bence a connu des débuts professionnels à la hauteur des attentes extrêmement élevées que les dirigeants de GYM ont envers lui en ne faisant qu’une bouchée de l’Américain Leonard Coller.


Bence (1-0, K.-O.) s’est imposé par arrêt de l’arbitre à 1:43 du premier round, quelques instants seulement après avoir envoyé Coller (1-7) au plancher à l’aide d’une gauche qui préparait une combinaison. Ce dernier a ensuite été en mesure de se relever, mais l’arbitre Steve St-Germain a rapidement jugé que le grassouillet floridien n’était tout simplement plus apte à poursuivre les hostilités.

Le Lavallois, qui pouvait compter sur la présence de nombreux partisans, était jusqu’à tout récemment considéré comme le plus bel espoir canadien de boxe olympique depuis le médaillé d’or des Jeux d’été de Séoul en 1988 Lennox Lewis.

Dans les autres combats présentés en sous-carte, le lourd Oscar Rivas (5-0, 2 K.-O.) a servi une correction au Mexicain Wilfrido Leal (7-5-2) avant de lui passer le knock-out à 1:13 du sixième round, le léger montréalais Arash Usmanee (12-0) l’a emporté par décision unanime des juges (80-71, 79-72 et 79-72) sur le Mexicain Aldo Valtierra (25-14) et le super-mi-moyen montréalais Ahmad Cheiko (6-2-2, 5 K.-O.) a battu le Hongrois Attila Molnar (20-19-6) par arrêt de l’arbitre à la fin du deuxième assaut.