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samedi 16 mars 2013

Sport de combat: Triompher de la douleur


Sous des airs d'invincibilité, les boxeurs et les combattants des arts martiaux mixtes doivent composer avec la douleur.
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Un texte de Jean-François Chabot
Ces gladiateurs des temps modernes sont durs. Ils sont coriaces. Mais en pénétrant sous leur armure, on découvre un univers fait de désir de vaincre et de persévérance.
Combien de fois avez-vous grimacé ou détourné le regard à la suite d'un coup dur encaissé par un combattant? Outre le fait de reconnaître que le choc a certainement fait des dégâts, on en vient à se demander comment ces hommes endurent la douleur qu'il génère.
À InterBox, l'entraîneur Stephan Larouche met bien les choses en perspective.
« Un coup solide qui envoie la tête de l'adversaire par en arrière, un nez qui saigne sont pour les amateurs des signes de douleur. Mais ce n'est pas nécessairement le cas pour le boxeur. Par contre, le coup au corps que l'on ne voit pas venir fera davantage de dommage au fur et à mesure que le combat avancera. »
Apprendre à la dure
Son protégé Lucian Bute estime qu'il s'agit d'une question d'expérience. « On apprend à éviter les coups. On apprend aussi à les recevoir. Mais l'expérience est ce qui vous permettra de répliquer et de rester concentré. Ceux qui y arrivent parviendront au sommet. »
Georges St-Pierre, lui, est de ceux qui préfèrent... ne pas être frappés! « Mon truc est de ne plus être là quand le coup arrive », dit-il en riant.
Le champion mondial des mi-moyens de l'UFC a recours à l'esquive. Pour lui, la douleur ne se gère pas. Les coups font mal. Mais quand ça devient presque intolérable, il puise au fond de lui pour trouver une manière de s'en sortir.
Pour Marc Ramsay, entraîneur de Jean Pascal avec GYM, il est possible de programmer un combattant à mieux tolérer les coups qui font mal. Si tout le monde n'a pas le même seuil de tolérance, Ramsay croit en une approche progressive afin de mettre l'athlète en confiance.
Georges St-Pierre apporte une conclusion pleine de sagesse. « Notre corps n'est pas fait pour être frappé. Je m'arrange pour que ça arrive le moins possible. Je veux être en santé pour voir grandir mes enfants et mes petits-enfants. Je ne voudrais pas arriver à 60 ou 70 en miettes. »

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