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mardi 14 janvier 2014

Miskirtchian : le monde est à ses... poings

Alex Miskirtchian devait vaincre le Français Sofiane Takoucht pour obtenir une chance mondiale et il n’a pas raté son rendez-vous.
Il y avait belle lurette que le vénérable «Country Hall» du Sart Tilman n’avait connu pareille affluence et surtout autant de «vedettes» en si peu d’espace. Le tout Liège, de Didier Reynders à Ingrid Berghmans, en passant par Stéphane Jamoye, mais aussi le gratin de RTL avec Michel Demaegd et Julie Taton ou encore, cerise sur le gâteau, Belmondo venu en droite ligne de Paris, s’étaient donné rendez-vous autour du ring, dressé au centre d’une salle pratiquement pleine. L’ambiance était donc au zénith quand Alex Miskirtchian monta sur le ring avec la ferme intention d’en découdre et de prouver que c’est lui, et personne d’autre, qui peut s’attaquer à la ceinture mondiale IBF détenue par le Russe Evgeny Gradovich.
Le speaker finlandais donnait le ton et d’emblée le petit Dinantais démontra qu’il voulait la victoire, qu’il s’était donné les moyens de l’arracher.
Contrairement au premier match qui avait opposé les deux hommes, Sofiane Takoucht évita alors de reculer sous la formidable pression et se mit à répondre du tac au tac, escrimant avec talent et touchant dès que la possibilité se présentait un adversaire qui, visiblement, cherchait le coup dur.
La haine…
«J’avais la haine, je voulais terminer ce combat avant la limite et comme j’étais en confiance j’avoue avoir pris des risques», confiait Alex. Un engagement qui permettait au gars de Charleville de marquer des points mais sans cesse le Dinantais d’adoption revenait à la charge, frappait sans cesse, avançait constamment. Plusieurs fois le Français sembla plier mais il tenait bon malgré un nez gonflé qui pissait le sang et un œil qui se fermait peu à peu. Takoucht joua alors à l’intimidation, s’accrochant ou provoquant son adversaire alors que son coin en rajoutait. Une tactique qui faillit réussir car Alex entra dans le mauvais jeu, répliquant au coin et perdant peu à peu sa boxe pour frapper et encore frapper sans plus chercher à éviter les coups, au grand dam de ses conseillers. Le combat se fit alors fou, hallucinant, Takoucht résistant aux coups de boutoir et se montrant, parfois bien plus précis pour répliquer.
La décision pouvait tomber d’un côté comme de l’autre mais dans un dernier effort le Dinantais terminait en force et remportait (117-111, 115-113 et 114-114) le combat qui lui tenait tant à cœur. «Sans son dernier round les arbitres donnaient le nul, j’ai bien fait de le pousser à produire un dernier effort,» confiait Abel Sanchez, son homme de coin américain.
Qu’importe, tout à sa joie Alex embrassait sa femme, Belmondo, son fils, ses amis; la fête pouvait commencer malgré une main fêlée et qui faisait mal. Qu’importe il a maintenant le monde… à ses poings et après un peu de repos, se préparera pour la chance de sa vie.
En lever de rideau on signalera les belles victoires aux points de Sanae Jaw et Hervé Hubeaux, tous deux en progrès, celle plus laborieuse de Bilal Laggoune et les «K.-O.» spectaculaires de Jeoffrey Battelo et de Ryad Mehry face à, respectivement, le Slovaque Lakanas et l’Autrichien Berger, sans oublier quelques très bons combats amateurs qui chauffèrent la salle.

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