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dimanche 24 janvier 2010

LE BOUSCAT, INITIATIVE. Le club a créé une école pour attirer les enfants. Ils ne donnent pas de coups mais adorent

La boxe sans cogner mais pour éduquerGala de boxe éducative, samedi prochain. (Photo L. B.)

Gala de boxe éducative, samedi prochain. (Photo L. B.)

Marvin, 12 ans, est un peu trouillard. Faire un sport pour prendre des coups, il n'en avait pas vraiment envie. « Là, j'apprends le contrôle de moi-même mais je fais quand même de la boxe. » Il aime ça.

Depuis septembre, une douzaine d'enfants, filles comprises, sont inscrits à l'école de boxe éducative du Bouscat. « Nous n'en avions pas. La fédération nous a incités à le faire. C'est une bonne initiative car nous recrutons des petits qui ne seraient jamais venus vers cette discipline sans cette structure », relève Christian Laborde, président du club.

Les petits qui pratiquent la boxe éducative ne cognent pas, « mais appuient. On ne parle pas de coups mais de touches, pas de matchs mais d'assauts », explique l'un des deux entraîneurs de l'école, Romain Valette.

Rangs gonflés sur les rings

Plus facile à dire qu'à mettre en pratique. « La première chose dont ont envie les enfants quand ils débutent, c'est de taper. Il faut les canaliser et leur apprendre à gérer leur énergie », poursuit-il.

L'envie est tentante. La tenue de combat est la même que pour la boxe amateur : protège-dents, bandelettes pour se protéger les doigts et les mains, gants et casques. « L'objectif au départ est qu'ils s'amusent tout en apprenant la technique. On ne fait pas de musculation parce qu'ils n'ont pas besoin d'utiliser la force, mais pas mal d'exercices physiques pour l'endurance. »

Ils sautent à la corde, tapent dans les sacs comme des champions, rencontrent des adversaires d'autres clubs. « Mais c'est beaucoup moins violent que la boxe amateur. Ils apprennent le métier en quelque sorte », indique le président.

En aidant les clubs à créer des écoles, la fédération cherche à gonfler le nombre de ses licenciés, mais aussi à inciter les jeunes à commencer la boxe plus tôt. « La fin de carrière d'un boxeur se situe en moyenne à 25 ans, précise Romain Valette. Beaucoup de jeunes abandonnent vite également, dégoûtés par les coups et la violence durant les combats. »

Sur l'agglomération, douze écoles ont été créées. « Cela représente une centaine de licenciés en plus », selon Christian Laborde. Le club du Bouscat, avec cette opération, compte lui aussi gonfler ses rangs sur les rings, « et donner une autre vision de ce sport de combat, accessible à tous en fait », dit le président.

Un gala de boxe éducative est organisé samedi 30 janvier de 13 h 30 à 17 heures, dans la salle Jean-Martial. Entrée libre et gratuite.

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